Dag/journée 5   19-02-03       On dit que l’histoire se rĂ©pète

Nous allons commencer par une citation : "The crime al-Aamiriyya shelter is not savageness but also an evidence for cowardice and lawlessness ". Cette phrase, on peut la lire sur un calicot accrochĂ© au mur de l’abri, bombardĂ© en 1991 par les AmĂ©ricains, que nous avons visitĂ© ce matin. On dit que l’histoire se rĂ©pète. C’est peut-ĂŞtre vrai dans le sens ou ça c’est passĂ© le 16 fĂ©vrier, redondance dans le temps ?… En tout cas, cela reste une vĂ©ritĂ© du cĂ´tĂ© de l’administration Bush, mais pas pour ceux qui manifestent contre la guerre ! Cela dit, nous sommes entrĂ©s lĂ -dedans avec un sentiment d’effroit .Quand l’Histoire laisse des traces, on rĂ©alise plus alors. Imaginez un endroit ou une bombe a effectuĂ© un trou de 2 mètres dans le plafond, laissant un cratère au sol plus large et laissant place Ă  des murs calcinĂ©s …

Après 1 minute de silence comĂ©morative, la guide nous relate les faits (les femmes et les enfants se sont rĂ©fugiĂ©s dans l’abri après avoir entendu les sirènes, pensant ĂŞtre en sĂ©curitĂ© puisque les lois internationnales prĂ©voient que ces lieux ne doivent pas ĂŞtre touchĂ©s…les AmĂ©ricains se sont dĂ©fendu prĂ©textant une erreur ! Mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’il faut tout de mĂŞme des bombes spĂ©ciales pour percer l’abri…)

Si l’on cherche une utilitĂ© Ă  cette nĂ©gligence fortuite, c’est qu’au moins les Iraquiens savent d’ores et dĂ©jĂ , dans l’Ă©ventualitĂ© d’une prochaine guerre, qu’il n’iront pas se rĂ©fugier dans ce type de refuge, c’est ce que Joke nous rapportait hier soir, des dires d’un taximan qui les avaient inviter chez lui.

Vanessa

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