Dag/journée 7   21-02-03   Mettre sur pied des mini-olympiades 
                                         pour les enfants de Saddam City

Vendredi matin, Christophe et moi nous levons ensemble comme chaque matin. Cette fois-ci, nous sommes groggy par le manque de sommeil. L’heure à ma montre affiche 8h47 (2 h de sommeil seulement) . Stressé, je descends au plus vite à mon rendez-vous de 9h dans le sas d’entrée où devrait m’attendre une petite dizaine du groupe. Nous allons ensemble, dire au revoir à mes petits jeunes de Saddam City.

9h00, terrible déception… personne devant l’entrée pour partager ce moment fort important pour moi.
A 9h30, mes deux ballons et moi-même partons à la rencontre de mes jeunes d’un jour.

Le vendredi équivalant à notre congé dominical, je me retrouve face à une masse de jeunes errant sur la place. Une grande énigme se pose à moi ; comment vais-je répartir ces deux ballons restants ? J’avais remarqué la veille qu’un adolescent se distinguait de par sa conduite responsable sur le terrain. De plus, celui-ci m’avait émis le souhait d’exercer la profession de maître d’éducation physique. Bel hasard ! Le second ballon fut attribué à Dia, qui signifie : «Â lumière ». Le père de cette «Â lumière » n’est autre que la personne qui m’a offert cette lettre de remerciements au peuple belge.

Personnellement, je suis à moitié satisfait du travail que j’ai accompli sur place. Effectivement, le temps perdu dans les musées aurait pu être profitable aux jeunes. Sentiment de frustration également dû à la brièveté du séjour. Grande déception aussi de n’avoir pu trouver un avion pour le 27. Mon insatisfaction aurait été d’autant plus grande si je n’étais pas allé avec un ballon sous le bras à la rencontre de la jeunesse la plus démunie de Bagdad.

A refaire, j’essaierais d’établir un lien entre les jeunes de la rue et les clubs de sports. De sorte  que ceux-ci puissent s’épanouir à travers différentes disciplines. En effet, je pense que le sport peut être un facteur de bien-être et de citoyenneté. Afin de casser ce fossé social, mon souhait aurait été de mettre sur pied des mini-olympiades pour les enfants de Saddam City.

Majid

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